Pourvu que ça dure

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Clairement le foot féminin ne vaut pas le foot masculin, le vrai foot ! Un foot où ça pue la transe grasse et vilaine, un foot de tacles à l’anglaise, un foot où la mauvaise foi fait loi, où franc comme un âne qui recule on se sent toujours volé même après une défaite 7-0, un foot où on est obligé de remettre son slip de match après sa douche à cause de copines inattentives pas capables de nous préparer un sac de foot correct…
Ce qui est sûr c’est que le foot féminin n’a rien à envier au foot masculin au niveau du jeu, de l’envie, de la rage, des goals, des biches, du fair-play et des 3ième mi-temps solides ! Combien de fans ne sont pas rentrés chez eux, bourrés comme des cartables en pleine semaine, surpris par la descente de leurs idoles!
Nous, elles nous ont convaincus ! Toutes de vraies championnes, parfois à leur manière mais de vraies championnes quand même ! Une belle carrière vous est prédit les filles !
Moins de 48 heures séparent les Boukettes de leur premier titre, les Ponettes peuvent-elles créer la surprise ? Mais qui part finalement favori dans cette finale ou tout devient possible ?

La bonne fessée

Lors de la première journée de championnat les ponettes reçurent en full confiance les Boukettes. Les hot-dogs déjà mis à chauffer, ce devait être un match de gala… Mais à la 32ième minute (le temps qu’Evrard finit son afond) Carol, l’incroyable Carol, la toute puissante Carol, marquait le seul but du match qui s’inscrit à jamais dans la légende de son club. Perdues comme de pingouins dans le désert, les ponettes ne purent se ressaisir. Les coaches tombaient de leur sus et remirent toute la faute sur leurs joueuses. Logique. Surbrossées les ponettes obtiendront leur revanche au match retour.
 

« Croquer le foot à pleines dents. »

Qui mieux que que Margaux Doucet pour illustrer cette expression, la très enthousiaste défenseuse des Boukettes redoutée de toutes dans les duels aériens. Franchement elles savent régaler le public ces filles ! Quelle équipe, mais quelle équipe ! Morgane, Steph, Eden, Lauren (première à mettre un but de la tête de l’histoire de la BBFL), quel luxe pour le coach de disposer d’un tel arsenal offensif ! Cette équipe devenue si complète grâce à l’arrivée de Tania en début de saison. Et tcheu cette américaine envoie du steak ! Les gardiennes n’ont qu’à bien se tenir sur ses coups francs ! Rappelons ce missile en pleine lulu lors de la demi-finale retour contre les pourtant solides Wildcats de mon pauvre ami Arnaud. Football champagne. Cette formation tout droit venue des favelas de Waterloo s’affiche clairement comme la favorite de cette finale, d’autant plus qu’elle évoluera dans sa propre arène.
Quoi ??? Qui a attribué le stade de la finale ? La rédaction a mené l’enquête et s’est rendu compte, qu’il y avait, non seulement, un Réginald Turlot dans le board BBFL, mais que, le coach des Boukettes s’appellerait aussi Réginald Turlot. Ce qui ferait quand même pas mal de Reginald Turlot. Serait-ce la même personne ? Le porte-parole de la BBFL refuse pour l’instant de répondre aux questions. Jean-Claude Defossé est sur l’affaire.
 

Faut pas chier dans la mangeoire du poney.

Suite à leur première défaite, d’autres équipes ont cru le moment opportun pour défoncer et enfoncer les FP. Mais leurs espoirs furent de courte durée, 10 matches et 46 buts plus tard voilà les ponettes à leur place, en finale.
Les Pon’s disposent d’une très très vilaine défense et avec Séverine elles sont devenues carrément impassables, n’en parlons même pas. Sans surprises, Colienne est toujours là, que vous le vouliez ou non elle va en mettre 2 et puis c’est tout. Ce fin tacticien de Regi tentera probablement de la museler dès le début de la partie alors que le danger pourrait bien venir de la part d’Anne-Claire Van Derton. Souple comme un pied de biche mais efficace comme Inzaghi, (5 buts cette saison déjà pour elle) cette ailière a surpris plus d’une gardienne! Autre fille à tenir en vue est très certainement Claire Chastanier dont je viens de me rendre compte que l’anagramme est « anarchiste » rien à voir avec le Marco Veratti que j’eus espéré mais faut tout de même pas la sous-estimer. Les FP ont radicalement changé leur manière de pratiquer ce sport, comptants moins sur les individualités pour favoriser l’effort de groupe.
Ça va être chaud chaud chaud. Rodrigo en a déjà les mains toutes moites…
Du spectacle, des filles, des buts en-veux-tu-en-voilà, du soleil, du bbq, du houblon et encore des filles ! Le cocktail parfait pour entonner ce weekend du premier mai ! RDV à la Hulpe dès 14h !
 
Eric Trabelmans,
Reporter freelance

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